Vidéo : les éléphants en souffrance chez Arlette Gruss à Colmar

  • mai 23, 2018

Devenus fous à cause de la captivité et des privations, les éléphants d’Arlette Gruss montrent des signes évidents de troubles mentaux.

La communication d’Arlette Gruss multiplie les articles dans la presse régionale pour tenter de se blanchir de toute maltraitance. Pourtant, comme dans tous les cirques, ses animaux sont en souffrance.

C’est le cas des éléphants que nous avons pu filmer samedi 19 mai à Colmar. Ils étaient « en sortie » dans un enclos sans aménagement placé sur un parking et exposés aux bruits d’une circulation très dense. Ce sont les « installations extérieures » que la loi impose une heure par jour, lorsque les animaux ne sont pas à l’intérieur, les deux pattes enchaînées, ou dans des remorques de camion.

Lorsque nous avons commencé à filmer, les éléphants étaient en train de balancer leur tête ou leur corps. Ces « stéréotypies » – des mouvements répétitifs et sans but – sont des indicateurs de mal-être. Dans une tribune parue dans Libération, des scientifiques expliquent que ces mouvements maladifs occupent 25 à 30 % du temps des éléphants dans les cirques. Pour mieux les mettre en évidence, notre vidéo montre ces scènes en accéléré.

Quand ils ont vu notre caméra, les employés ont donné du pain aux éléphants pour qu’ils cessent temporairement leurs mouvements, une astuce parfois utilisée lors de visites de vétérinaires ou de médias pour masquer la détresse des animaux.

« La situation des éléphants dans les cirques est gravement préoccupante », expliquaient neuf vétérinaires et éthologues dans Le Monde, en détaillant les souffrances physiques et psychiques que subissaient ces animaux. Les privations (espace, activité, reproduction, nourriture inadaptée, environnement inadapté), les situations pénibles (bruits, odeurs, impossibilité de fuir, de marquer son territoire, d’être seul ou en groupe, déplacements réguliers) et le confinement intense sont une source de souffrance continue pour tous les animaux sauvages détenus dans les cirques.

Nous avons envoyé un e-mail avec notre vidéo aux maires de Colmar, de Mulhouse et de Strasbourg pour leur demander de prendre la décision qui s’impose : ne plus permettre aux cirques qui détiennent des animaux sauvages de se produire sur le terrain public de leur ville. Selon un sondage IFOP, 67 % des Françaises et des Français sont pour l’interdiction des animaux sauvages captifs dans les cirques itinérants.

Nous appelons également Arlette Gruss à « Oser le cirque », sans animaux. Animalsace manifestera le samedi 2 juin à partir de 14 heures devant Arlette Gruss près du stade de la Meinau Strasbourg.

2 commentaires à "Vidéo : les éléphants en souffrance chez Arlette Gruss à Colmar"

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    RICARD
    mai 30, 2018 (5:21 )
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    ce n’est plus acceptable depuis longtemps de traiter les éléphants de cette façon ! que tous les tortionnaires soient attachés de cette façon a la place de nos amis éléphants
    de quoi sont fait tous (ces gens qui s’agitent pour faire croire qu’ils soignent les animaux martyrs ? )
    honte a eux tous tous ! . . . qu’ils soient privés de sommeil pour toujours ! . . .
    PLUS JAMAIS DE TELLES SOUFFRANCES POUR LES ANIMAUX INNOCENTS ! !
    je donne ma vie contre la libération de nos chers magnifiques et intelligents amis les éléphants

    mille merci a ANIMALSACE

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    D R
    mai 27, 2018 (3:03 )
    Répondre

    Bonjour, je passe devant pour aller au travail et j’ai effectivement vu cela. Plus particulièrement un éléphant, qui a l’air plus mince que les autres et avec des problèmes cutanés, qui se balançait frénétiquement. Un autre s’est approché de lui, plus costaud, très près, pour l’apaiser. C’est une honte, ils ont encore moins d’espace vital que dans un zoo, sans compter le stress du bruits et du travail obligatoire.
    Encore trop de clients pour ce genre de cirque… Petit à petit la conscience s’éveille, lentement…
    Merci pour vos actions.


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