7 février 2012

Audience pour l'affaire du poulailler de Kingersheim

Une audience a eu lieu ce matin au tribunal d'instance de Strasbourg. Des associations de défense des animaux, dont la nôtre, étaient au rang des parties civiles dans le cadre d'une plainte à l'encontre du gérant de la société Alsace Œufs, responsable du drame du poulailler-mouroir de Kingersheim. La procureur a réclamé 1 an d'emprisonnement avec sursis, 5000 € d'amende ainsi que l'interdiction d'exercer une activité professionnelle en rapport avec les animaux.

Une fois de plus, l'affaire a trouvé un écho important dans la presse :
DNA - Cliquez pour agrandir

11 avril 2011

Animalsace dans "Le mag du samedi, retour sur le poulailler mouroir à Kingersheim" sur France 3, le 9 avril 2011

Un membre d'Animalsace a été invité à s'exprimer (brièvement !) sur l'affaire du poulailler mouroir de Kingersheim dans l'émission "Retour sur" diffusée sur France 3 Alsace le 9 avril.

8 janvier 2011

L214 et Animalsace portent plainte pour cruauté envers les animaux

L214 et Animalsace portent plainte pour cruauté envers les animaux contre la société Alsace Oeuf, propriétaire de l'élevage industriel de poules pondeuses de Kingersheim dans lequel ont avait laissé agoniser au moins 120 000 poules en novembre dernier. Les DNA, l'Alsace et le Pays ont diffusé l'information.

26 novembre 2010

Quelques heures à Kingersheim

Frédéric et Éveline, deux amis des animaux, nous ont fait parvenir le récit de leur journée du samedi 20 novembre durant laquelle ils se sont rendus à Kingersheim alors que l'on chargeait les poules pour les conduire à l'abattoir. Nous publions ce texte car il apporte un regard personnel sur ce qui s'est passé là-bas, un point de vue qui donne à réfléchir.


4h du matin, nous prenons la route en espérant pouvoir sauver quelques vies.

8h du matin, nous arrivons sur les lieux, un logo me frappe : "Mas d'Auge" (1). Immédiatement, je me rappelle la pub de mon enfance : "Mas d'auge, les bons œufs les yeux fermés" (2). Oh oui, qu'il est agréable que le consommateur ait les yeux fermés pour que l'industrie puisse faire ce qu'elle veut. Un peu plus en retrait, un  second logo "Matines". Là encore une autre pub (3) me revient en tête, bien loin de la cruelle réalité qui s'offre à moi : deux bâtiments d'une taille démesurée. Et dire que 80% des œufs consommés en France viennent de telles installations, c'est terrifiant !

A peine nous sommes arrivés que la police est appelée en renfort pour...nous surveiller ! Hé bien oui vous comprenez, c'est nous qu'il faut surveiller, pendant qu'à l'intérieur des bâtiments des animaux se font maltraiter. Nous nous tiendrons donc à l'extérieur de la propriété, à côté du camion où sont chargées les poules (8).

La scène est abjecte, les poules sont entassées sans aucune précaution dans des conteneurs (4) puis chargées sur des camions, les employés prennent soin de faire leur sale travail à l'abri de nos regards : un conteneur est volontairement placé entre le lieu du remplissage des cages et nous (5). Ici, très peu de caquètements ou de gloussements, les poules sont trop affaiblies pour ça, mais un bruit infernal et incessant fait par le piétinement des poules sur les grilles des cages, enfin pour celles qui sont encore en vie (6), car beaucoup de corps à peine vivant jonchent le sol des cages. Combien mourront avant d'arriver à l'abattoir?

Une odeur nauséabonde envahit les lieux alors que nous nous tenons à plus de 10m du bâtiment (sous le contrôle de la police (8)). Cette odeur restera marquée en nous pendant encore longtemps. Impossible d'adopter quelques poules, l'Homme a décidé que ces animaux devaient mourir car ils sont malades, c'est l'arrêté préfectoral qui le dit. Est-ce qu'on tue aussi les chiens et chats lorsqu'ils sont malades ?

10h du matin, nous quittons les lieux, je me dis qu'aujourd'hui un tel endroit ferme, mais que demain un autre bâtiment similaire ouvrira, et ceci tant que les consommateurs ne choisiront pas d'ouvrir les yeux (2) sur la réalité, la cruauté envers les animaux qui remplit leur assiette, je pense à tous ceux qui disent "moi j'aime les animaux" et qui cautionnent ce système.


Notes :
(1): 
 






(5):

 







(7) :
 









(8) :

22 novembre 2010

Ramassage des poules à Kingersheim, passez votre chemin, il y a rien à voir !

Communiqué de presse L214 et Animalsace.



Animalsace et L214
Images tournées à Kingersheim le 20 novembre 2010


Le ramassage des poules pondeuses survivantes pour l'abattoir s'est déroulé dans l'opacité la plus complète. Visiblement les consignes avaient été données pour agir loin des regards. Les forces de l'ordre bloquaient l'accès au site d'élevage et à l'abattoir, il était donc impossible pour les associations de protection animale de rendre compte des dernières opérations : ramassage, transport et abattage.

Animalsace et L214 publient des images du ramassage prises à la dérobée en quelques minutes à l'arrière d'un des deux bâtiments d'élevage. Elles ne sont pas rassurantes : gestes approximatifs, poules jetées ou chargées sans ménagement, un cadavre de poule visiblement écrasée au passage du chariot élévateur.

Il n'a pas été possible d'avoir un regard même furtif sur les méthodes d'abattage.

Depuis des années, les associations de protection animale réclament l'interdiction de l'élevage des poules pondeuses en batterie. L'entrée en vigueur d'une nouvelle directive pour 2012 est une occasion à saisir pour stopper ce type d'installations absolument incompatibles avec les besoins biologiques de ces oiseaux et qui permettent de les entasser par centaines de milliers dans des bâtiments fermés.

L'agonie de ces poules pondeuses donnera-t-elle un électrochoc à notre société qui transforme les animaux en marchandise ?

19 novembre 2010

Poules pondeuses à Kingersheim : le calvaire n'est pas terminé !

Communiqué de presse L214 et Animalsace.

120 000 poules pondeuses agonisent dans l'élevage industriel de Kingersheim, faute de nourriture et de soins. Les associations Animalsace et L214 viennent de publier sur internet une vidéo tournée à l'intérieur de l'élevage montrant l'amoncellement des cadavres. Une solution d'urgence devait être trouvée pour mettre fin à cette situation catastrophique dont la gravité n'a, à notre connaissance, jamais eu aucun équivalent en France.


Hier, vers 16h, la préfecture du Bas-Rhin ordonnait par arrêté l'euthanasie de tous ces animaux. La solution retenue sera un abattage massif dès ce week-end à l'abattoir Bruno Siebert de Ergersheim  réquisitionné pour l'occasion.

Nous déplorons cette solution qui implique de transporter ces dizaines de milliers d'animaux, déjà très éprouvés, dans des conditions qui seront nécessairement mauvaises. En effet, la précipitation et l'ampleur de l'opération ne permettront pas d'éviter la mort de bon nombre d'oiseaux qui devront subir le chargement et le déchargement, l'entassement et le transport.

Ces poules ont été maintenues toute leur vie dans des cages exiguës, empêchant tout mouvement et causant une décalcification osseuse. Les fractures lors du chargement et du déchargement seront donc nombreuses. C'est d'ailleurs une des conséquences désastreuses de l'élevage en batterie sur le bien-être des animaux.

D'autre part, l'abattage aura lieu à l'abattoir Siebert, dans le Bas-Rhin. Or, celui-ci a été l'objet d'une enquête menée en 2007 par L214. Des défaillances y ont été observées, lesquelles conduisaient non seulement à un abattage d'animaux conscients, mais aussi à soumettre des oiseaux vivants aux opérations d'échaudage.

Le choix de l'abattoir Siebert est donc une bien mauvaise nouvelle pour ces quelques 120 000 poules.

Aussi, les associations L214 et Animalsace demandent à assister en tant qu'observateurs à l'abattage des animaux, tout en déplorant que la solution de l'euthanasie sur place n'ait pas été choisie.

L'élevage intensif va de pair avec le gigantisme des installations. En temps normal, les conditions de vie des animaux y sont déjà particulièrement pénibles. Au moindre problème, il est impossible de trouver des solutions acceptables devant le nombre d'animaux à secourir. L'ampleur du désastre est accentuée par le nombre de victimes.

Contact presse :
Luc Walter (Animalsace): 06 83 88 81 25
Cyril Ernst (Animalsace): 06 37 75 15 22
Sébastien Arsac (L214) : 06 17 42 96 84

A Kingersheim, c'est l'enfer. Images et réactions.

Images tournées le 18 novembre 2010.


Comme nous vous l'avions annoncé, plus de 120 000 poules pondeuses détenues dans les cages d'un élevage en batterie (code 3 sur l'oeuf) vont mourir en Alsace. Des milliers d'entre elles sont déjà mortes faute de nourriture et de soins. L214 et Animalsace sont sur place et les premiers retours sont tragiques. Cette vidéo produite par L214 et Animalsace montre la brutalité des faits : des cadavres par milliers, un état sanitaire désastreux, des poules moribondes. 

Pour Animalsace, c'est non seulement la terrible illustration des dérives auxquelles conduit l'élevage intensif, mais aussi de la réification de l'animal, malheureusement nécessaire à toute activité d'élevage. C'est pourquoi il est à la fois urgent et logique d'abolir la viande.  

Animalsace remercie les nombreuses personnes qui nous ont écrit en réaction à cette affaire. 

Nous tenons à saluer le travail remarquable effectué depuis plusieurs années par l'association L214 qui œuvre pour informer le public sur le sort des animaux dans les élevages et les abattoirs ainsi que pour une reconnaissance de la sensibilité animale.

17 novembre 2010

140 000 poules "euthanasiées" pour des raisons économiques à Kingersheim (près de Mulhouse)

L'élevage industriel de poules pondeuses "Alsace Œufs" à Kingersheim fait face à des difficultés économiques insurmontables et ne peut donc plus continuer son activité (>). Sur place, 140 000 poules meurent à petit feu, faute de nourriture, et les cadavres s'amoncèlent (>). Une "euthanasie" massive doit avoir lieu prochainement. 

Notre association entend émettre un cri d'alarme. Cette affaire dramatique n'est malheureusement qu'une énième illustration de la barbarie routinière avec laquelle notre société traite les animaux non-humains. En France, environ 37 millions de poules pondeuses sont enfermées toute leur vie dans des hangars, retenues dans des cages dont la surface est celle d'une feuille A4, ne pouvant reposer leurs pattes que sur un grillage. Au bout d'un an et demi, épuisées par un rythme de ponte effréné car stimulé artificiellement, elles sont envoyées à l'abattoir. Pourtant elles vivent généralement jusqu'à 12 ans. 
C'est là la réalité de la vie d'une poule pondeuse en batterie (>), système d'élevage intensif et cruel auquel Alsace Oeuf appartient, ou plutôt appartenait.

Aujourd'hui, alors que l'élevage périclite, nous pouvons constater avec quelle froide indifférence nous allons supprimer la vie de dizaines de milliers d'animaux pour une simple question de rentabilité, la compassion la plus élémentaire passant largement au second rang.

Par ailleurs, nous serons attentifs aux méthodes "d'euthanasie" qui seront mises en œuvre et qui risquent bien de n'en avoir que le nom.

L'affaire aurait pris une toute autre dimension s'il s'était agi de 140 000 chiens ou de chats. En effet notre morale à deux vitesses accepte que l'on aime certains animaux et que l'on en mange d'autres. Notre association milite pour la compassion envers tous les animaux, sans distinction d'espèce.

Crédit photo : Denis Sollier, journal l'Alsace.