« Désobéir pour les animaux » aux éditions du Passager Clandestin

  • mars 19, 2017

Si vous avez peu d’argent et peu de temps offrez-vous pour cinq euros le petit livre noir intitulé « Désobéir pour les animaux » aux éditions du Passager clandestin. Vous y trouverez les fondamentaux de la culture « animaliste » et des pistes d’actions.

Cette étonnante collection dont la transgression demeure raisonnée a choisi de « désobéir à la pub, au nucléaire, à l’argent… ». Elle donne icila parole à un collectif de désobéissants parmi lesquels Brigitte Gothière, Clem Guyard, Pierre Sigler et Elodie Ventura.

L’ouvrage situe la défense des animaux dans un continuum historique – depuis l’Antiquité gréco-romaine où Socrate, Platon, Plutarque, Pythagore, Ovide recommandent une alimentation à dominante végétarienne. Les auteurs rappellent que les japonais furent végétariens pendant près de 1200 ans et que les Cathares au Moyen Âge refusèrent de consommer des animaux terrestres.

La SPA (Société Protectrice des Animaux) fut fondée en 1846, alors que les animaux étaient égorgés et dépecés au cœur des villes, ce qui dura jusqu’au début du XIXème siècle.

Il faut cependant attendre l’ouvrage fondateur « Libération animale » de Peter Singer en 1975 pour que les fondements modernes de la défense des animaux naissent et avec eux la réfutation du spécisme.

Mais, la modernité c’est aussi l’industrialisation massive des abattoirs qui font disparaître leurs victimes loin des centres villes pour les rendre aux consommateurs en barquette.

Depuis 2008, on doit à L214, Droits des Animaux, Peta, 269 Life et bien d’autres, la dénonciation publique et internatonale de la cruauté dont les animaux non humains sont victimes. Au delà de l’élevage industriel, ses acteurs dénoncent régulièrement la corrida, l’expérimentation animale, la chasse, l’utilisation de la fourrure, la dévastation des mers et de la banquise.

Le collectif n’abandonne pas son lecteur atterré par la cruauté des faits rapportés, il propose d’agir.

La capture d’images pour dénoncer publiquement le massacre a fait ses preuves. L’occupation de l’espace public avec des actions théâtralisées n’est pas en reste, tout comme les obstructions à la chasse à courre notamment.

Pour les auteurs, le levier le plus puissant demeure cependant le boycott des produits animaux et le développement des alternatives « en choisissant de manger végétarien ou mieux végétalien, une seule personne sauve des centaines d’animaux au cours de sa vie » indique le collectif.

L’ouvrage se termine par une liste de ressources très utiles à qui veut s’acculturer au mouvement de la cause des animaux et agir : livres, vidéos, films, documentaires, sites Internet, collectifs et associations.

Un livre noir avec de l’espoir, à recommander.

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